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DJERBA (ou Jerba)  

Présentation générale :

  • Ile du Sud de la Tunisie située dans le Golfe de Gabès (ou petite Syrte). Sa superficie reste modeste : 514 km2.
  • Djerba se situe à environ 50 Kms au Nord de Médenine, entre les péninsules de Jorf et de Zarzis. L’île appartient au gouvernorat de Médenine. Elle est séparée du continent par un bras de mer, le canal d’Ajim, large de 2 Kms seulement. L’île est rattachée au continent depuis l'époque romaine par une chaussée longue de 7 Kms, el Kantara, qui relie son extrémité sud-est à la péninsule de Zarzis. Au Nord-Ouest des bacs et des ferries assurent la traversée entre Adjim et Djorf.
  • L’île est plate (altitude inférieure à 100 m). Elle culmine à 55 m au niveau de la colline de Dhahret Adloun. Les côtes qui s’étendent sur 125 kms sont sableuses. Son climat est subdésertique. Précipitations : 200 mm/an.
 

Population :

  • Environ 120.000 habitants (Djerbiens). Densité élevée : 200 hab/km2 en 1975.
  • La population est d’origine berbère (musulmans kharidjites). Mais aussi présence d’une communauté juive, une des plus anciennes au monde. L'installation des premiers juifs daterait de la fuite de la Palestine vers Babylone, au VI° siècle avant  J.-C. Depuis la création de l'Etat d'Israël, la plupart d'entre eux ont émigré et seules quelques centaines résident encore à Djerba.
 

Historique :

  • Djerba est sans doute l'île des Lotophages, mentionnée dans l'Odyssée.
  • Les Carthaginois occupent l’île et la baptisent Meninx (signifie « manque d’eau » !).
  • Possession romaine, elle prend le nom de Djerba. Une forte colonie de juifs chassés par les Romains de leur pays s’y installe. Nœud de commercialisation entre l’Afrique et l’Europe, Djerba voit sous les Romains ses activités s’accroître.
  • Envahie par les vandales, reprise par les Byzantins, elle fut prise par les Arabes en 655. Dès lors l’île cesse d’être une plaque tournante, ses activités commerciales diminuent. Lutte entre les Berbères autochtones Kharidjites et les Arabes orthodoxes ; puis elle est dévastée par les Beni Hilal.
  • Trois siècles de lutte entre les Normands de Sicile, les Aragonais, les Espagnols et les Turcs. En 1540, Djerba devient un bastion de piraterie. En 1560, Français, Espagnols, Napolitains et Chevaliers de Malte montent une expédition pour mettre un terme à la piraterie. Mais Dragut, aidé des Turcs réussit à les vaincre. Pendant toute cette période d’insécurité, les Djerbiens ont reflue vers l’intérieur, laissant les fameuses cités antiques côtières pour leurs menzels fortifiés. L’île connaît ensuite une longue période de paix.
  • En 1881, Djerba, fut occupée par la France. Indépendante en 1956.
 

Urbanisation :

   Ile de villageois : seulement 6 % d’urbains. Présence de nombreuses mosquées.

  • Houmt-Souk  (ou  Houmt-Essouk), située sur la côte nord, est la principale ville de l’île par sa population (6.500 habitants) et ses activités : centre administratif, port de pêche, ville-marché, ville touristique. Son coeur est le souk. On y trouve des funduks, ou caravansérails, qui servaient à loger les caravaniers pour lesquels Djerba constituait une halte au temps des Ottomans. Ces habitations comprenaient deux étages autour d'une cour centrale : l'étage pour les marchands, le rez-de-chaussée pour leurs chameaux. Certains de ces funduks ont été transformés en hôtels. Monuments : Musée des Arts et des traditions populaires dans la Zaouia de Sidi Zitouni, riche demeure du XVIII° (poteries et costumes locaux) ; Monuments islamiques : la Zaouia de Sidi Brahim, la mosquée des Etrangers, la mosquée des Turcs (XVIII°) ; Ancien fort arabe sur le port, le Bordj el Kébir (XV°).
  • Midoun : 2ème ville. Connue pour l'antiquité de ses bâtiments. Vieux moulin à huile.
  • Guellala : c'est la petite ville de la poterie.
  • Villages typiques : Djerba possède son propre style architectural. Les maisons d'habitation, les menzels, sont fortifiées, conçues pour résister à toute tentative d'invasion et composées de tourelles et de murs blancs où les fenêtres sont rares. Contrairement au reste de la Tunisie les maisons sont dispersées au milieu des jardins. Ex. : Sedouikech. Les mosquées sont aussi fortifiées.
  • Villages juifs : Hara Kebira et Hara Seghira abandonnés récemment. Hara Seghira (ou Er Riadh ou Erriadh), était jadis un village exclusivement composé de juifs. Ceux-ci ayant émigré en Israël, sa population est désormais à majorité musulmane. le village a conservé plusieurs synagogues dont celle d’El-Ghriba. Lieu important de pèlerinage durant la Pâque.
  • Cedghiane : cette oasis s'étend dans la partie la plus fertile de l'île. Puit artésien : agriculture oasienne traditionnelle. Ruines d'immenses menzels, témoins de ce qui fut autrefois un bourg important.
 

Modèle insulaire :

  • Structure radioconcentrique. A partir de Houmt Souk s’étire à l’Est un long ruban (30 Kms) d’implantations hôtelières et de résidences secondaires jusqu’à Midoun et Aghir. Ailleurs les densités sont plus faibles.
 

Activités :

  • Arbres fruitiers, palmiers-dattiers, oliviers (production d'huile d'olive), céréales. Culture irriguée.
  • Artisanat : fabrication de poteries, de bijoux et de tissus.
  • Pêche d’éponges et d'huîtres. Ports de pêche : Houmt-Souk, Ajim, Aghir.
  • Traditionnel émigration masculine pour le commerce.
  • Tourisme : centre touristique important. Camping, auberge de jeunesse, hôtels
 

Tourisme, rayonnement et image :

  • Image d’une île paradisiaque. Ile de « sable d’or », « L’air est si doux qu’il empêche de mourir » (FLAUBERT). « Oasis de sable posée sur une mer d'azur ».
  • Aéroport international pour faire fasse au tourisme de masse.
  • 4ème foyer touristique tunisien. 500.000 touristes/an. ¾ des revenus. ½ des emplois.  Capacité de 30.000 lits hôteliers.
  • Plages sableuses dotées d’équipements touristiques. Le Club Méditerranéen qui s’y installe dès les années 60 eut une action pionnière pour Djerba qui opte pour des structures hôtelières intégrées appartenant à de grandes sociétés internationales. Station balnéaire Complexe hôtelier de Dar Djerba. Villages vacances.
 

 

Problèmes majeurs :

  • Eau : Pas de sources, ni de rivières. Présence de nombreux puits. Eau de qualité médiocre et impropre à la consommation. De nombreuses citernes pour recueillir l’eau de pluie. De plus, des aqueducs acheminent l’eau du continent vers l’île.
  • Problème de l’eau aggravé par le tourisme de masse qui tend à concurrencer la production agricole. L’agriculture est sacrifiée au profit du tourisme.
 

Photo de Médenine

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Meteo Medenine

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